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GUERRE DE 1914
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  En France, le décret de mobilisation a permis de rassembler au début du conflit 2 944 000 hommes. Ce chiffre est à rapprocher du nombre d'habitants à cette époque à savoir 40 millions.    L'Allemagne, avec 70 millions d'habitants ne réussit pas à  incorporer beaucoup plus d'hommes que nous.     Le résultat fut, au début de la guerre, le suivant  (Source: L'Armée française pour les Nuls de Dominique Lormier): - Pour la France: 84 divisions d'infanterie et 10 de cavalerie.   On compte 173 régiments d'infanterie d'active (de 1er à 173 e RI) comprenant chacun 73 officiers et 3200 hommes et autant de régiments de réserve (201 e au 373 e RI).   Il y avait également 31 bataillons de chasseurs à pied dont 12 alpins, ainsi que 145 régiments et 7 bataillons de territoriaux. - Pour l'Allemagne: 88 divisions et 32 brigades d'infanterie ainsi que 11 divisions de cavalerie.       En France, avant décembre 1915, 3 autres millions d'hommes  ont été incorporés. Le " rendement " de l'incorporation fut donc de  90% pour les classes de  1914 à 1917. En tenant compte des  229 000 engagés volontaires  et les 608 000 hommes des contingents coloniaux le total des mobilisés atteignit 8 700 000 soldats. Le chiffre des combattants fut environ entre 2 700 000 et 3 000 000, les autres étant chargés des travaux à l'intérieur.
LES HOMMES Les forces (hommes) en présence en 1914
Nos alliés Russie :                          8 millions Grande Bretagne : 1 million Belgique :            350 000 Serbie :   250 000 Monténégro :     36 000 Soit un total de 16 636 000 d’hommes.  
L’Allemagne et ses alliés Allemagne :  4 900 000 Autriche :  3 020 000 Soit un total de 7 920 000 hommes.
Un bilan rapide donne le résultat suivant : sur 70 millions ayant porté l’uniforme pendant ces.4 années, près de 10 000 000 sont morts. Trois à quatre fois plus  ont été blessés. 
Les pertes
D’une manière générale les chiffres donnés dans les livres traitant de ce sujet ou les sites informatiques varient sensiblement.
Sites qui traitent de l’évaluation de ces pertes et donnent quelques explications sur ces écarts.
En FRANCE
Les pertes militaires françaises ont été de : - 492 000  en 1914 dont 360 000 décès militaires (en 6 mois seulement, soit environ 1967 morts par jour). - 439 000  en 1915 dont 320 000 décès militaires - 363 000  en 1916 dont 270 000 décès militaires - 192 000  en 1917 dont 145 000 décès militaires - 343 000  en 1918 dont 250 000 décès militaires soit au total 1 345 000 décès (sans tenir compte de décès des prisonniers). Ceci donne le chiffre de 870 morts français par jour contre 1150 allemands. En prenant en compte les « infirmes de guerre » c’est  20% de la population active. Ces chiffres cachent d’énome écarts. En fait certains jours étaient calmes et pour d’autres la mortalité directe ou indirecte atteignait côté français les 10 000 morts (30 000 le 22 août 1914). Certaines familles furent particulièrement touchées (voir les noms figurant sur les monuments aux morts) En pratique comme l’ont dit à l’époque les soldats, sur quatre fantassins qui montent en ligne, un est tué, deux sont blessés et un seulement en sort indemne.  
LES DECES
Selon d’autres sources  (cegfc.net) il y eu 8 194 500 Français de mobilisés entre 1914 et 1918 ‘classes 1887 à 1919. Les pertes furent de 1 457 000 morts et 3 458 000 blessés. Le taux de perte pour l’ensemble des armes fut de 19% pour les officiers et 16% pour les sous officiers et soldats. Par armes, pour les sous officiers et soldats elles furent de 23%, pour l’infanterie, 7,6%, pour la cavalerie et pour l’artillerie et le génie de 6%. Par classes: celle de 1914 de 29%, celles de 1912 à 1915 de 28% et celle de 1913 de 27%.  
Pour plus d’information sur ce sujet voir le site                                                                Wikipedia
Pour connaître les pertes françaises par mois de conflit voir  le site
Un autre site donne des informations complémentaires
LES BLESSES
Le nombre de blessés est difficile à évaluer car certains sont décédés longtemps après.            C’est l’artillerie, prépondérante dans ce conflit qui est responsable de près de 70% des blessures. Il y eut de nombreuses amputations (1,1 million d’invalides en France). Les blessés de la face (gueules cassées) sont au nombre d’au moins 15 000. 5 d’entre eux ont assisté en tant que symboles à la signature du traité de Versailles. L’escalade meurtrière due à l’utilisation des gaz (gaz moutarde notamment) ravagea les poumons, la peau et les yeux de nombreux blessés.  A ces blessures physiques il faut ajouter les blessures morales (nombre de soldats en sortirent à moitié ou totalement fous).   D’une manière générale sur 1000 hommes touchés, 380 le furent aux jambes, 360 aux bras, 150 à la face ou au cou, 70 au thorax, 30 au crâne, 30 à l’abdomen. La plupart de ces blessures (80%) étaient dues à des éclats d’obus et 20% seulement aux balles. D’une manière générale la chirurgie de l’époque permettait de sauver beaucoup de vies. La principale difficulté rencontrée provenait de l’infection due au fait que le blessé restait trop longtemps dans la boue sur le champ de bataille ou dans la tranchée avant de pouvoir être soigné. De ce fait les plaies s’infectaient par les fragments de tissus et les parcelles de terre. Les prisonniers français furent au nombre de 506 000 contre 359 000 pour les allemands. En 1916, 300 000 français étaient détenus, dont la plupart, sauf les officiers, furent astreints au travail en détachement agricoles ou industriels. Les conditions épuisantes, les brutalités, la nourriture insuffisante furent souvent mortelles. Le 28 février 1922, le gouvernement attribua aux prisonniers décédés en captivité, la mention “Mort pour la France”. Pour les civils,pris en otages, soit environ 180 000 personnes, 30 000 moururent durant leur internement. En France, les cimetières nationaux qui ont recueilli des morts en captivité de 14 18 sont notamment ceux de  Colmar, Strasbourg-Cronenbourg, Wissenbourg, Haguenau, Metz- Chambière, Thionville ainsi que des cimetières communaux de la Meuse, de Meurthe et Moselle, des Ardennes, de l’Aisne, du Nord firent de même. Le cimetière national des prisonniers de guerre est celui de Sarrebourg. D’une superficie de 56 126 m2 il contient 13 265 corps en tombes individuelles.  Comme l’écrit Maurice Genevoix, soldat pendant les jours de la La Marne (9 septembre 1914), “il ne peut un instant oublier l’odeur physique de la mort”. Il fume pour vaincre l’odeur épouvantable des pauvres morts perdus dans les champs, abandonnés par les leurs. Nos soldats ont tenu le choc malgré les pires incommodités: - les poux et surtout les rats qui pullulent. - les difficultés d’approvisionnement en nourriture . Celle-ci n’arrive pas toujours en bon état dans les tranchées à l’avant. - l’impossibilité, fréquente à l’avant, de ne pouvoir de laver ou tout simplement se déshabiller pendant parfois 15 jours. LES AUTRES PAYS  En regroupant les 35 pays engagés et leurs colonies les pertes militaires totales furent de 9 à 10 millions de morts, soit un combattant sur sept et quelques 30 millions de blessés. Pour : -  L’Allemagne ce fut 11 millions de mobilisés et 1,8 million de morts, soit 1150 par jour (11,6% des mobilisés) et environ 4 220 000 blessés. - La Grande Bretagne et son empire 9 millions de soldats furent engagés et 900 000 n’en sont pas revenus (11,6% des mobilisés) et 2 090 000 blessés. - Les Etats Unis 4 735 000 mobilisés et 116 500 tués (1,4% des mobilisés) et 204 000 blessés.  - La Russie eut environ 2 millions de morts Pertes civiles A ces pertes militaires il y a lieu d’ajouter les civiles difficiles à évaluer. 3 exemples:  le génocide des arméniens en 1915 et les épidémies comme la grippe espagnole qui a fauché en France plus de 400 000 personnes. En Allemagne 763 000 personnes sont mortes du fait du blocus. Hitler saura se servir, dans sa propagande, de l’amertume qui en résultera.
A ces pertes s’ajoutent les difficultés pour les Français d’arriver à se nourrir et se soigner dans les zones occupées. La Croix Rouge aida, à l’évacuation, en 1915, de Lorraine, de 20 000 vieillards et enfants malades jusqu’à la ville d’Annemasse. De nombreux habitants furent fusillés ou déportés en Allemagne. .
 CAIRN