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GUERRE DE 1939-1945
LE SOUVENIR FRANCAIS du DOUBS Présentation Présentation Monuments aux morts Monuments aux morts Ressources Ressources Adhésions Adhésions Nous joindre Nous joindre Liens Liens Livres Livres Commémorations Commémorations Organisation Organisation Missions Missions Accueil Accueil Cimetières Cimetières Les guerres Les guerres
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LA RESISTANCE  
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LISTE DES UNITES COMBATTANTES DANS LE DOUBS (Implantation, pertes) Source:Pages de la résistance Comtoise FFI du Doubs et du Jura       
Notre région est située dans la zone occupée par les Allemands. Ceci  signifie que: d'une part le Doubs est classé en zone interdite (les habitants qui ont fui la région n'ont pas le droit d'y revenir).  Nos occupants avaient d'ailleurs imaginé de  transféré tous les Francs-comtois dans une autre région pour donner notre région à certains d'autre part nous sommes à proximité de la ligne de démarcation séparant la zone occupée de la zone libre (en partie dans le jura).  La majorité de la population de notre département n'aime pas l'occupant et dès le départ  rejette la collaboration. Conséquences sur les actions de résistance Au départ La première forme qu'a prise la résistance a été de faciliter le passage clandestin entre la zone libre et notre région et  celui entre la Suisse et le Doubs. Les passeurs dont le nombre est difficile à définir a donné, par exemple, les résultats suivants: Un  passeur,  Fernand Valnet, opérant sur la ligne de démarcation vers Poligny aurait permis entre  Vadans et Poligny le passage de 10 000 personnes entre octobre 40 et septembre 41 et 50 à 60 000 lettres transportées. Vers Belfort le groupement FFI du Territoire de Belfort revendique 3000 passages clandestins à la frontière suisse. Parmi les personnes passées en Suisse il y a eu par exemple des: La seconde a été la propagande clandestine. Il s'agit au départ souvent  de billets, petits tracts papier qui deviendront par la suite des journaux. Une des autres formes a été celle qui a consisté  à récupérer des armes abandonnées ici ou là au cours de la débacle de 1940. La lutte armée a donné lieu dès 1940 à quelques actes isolés (coupure de câbles téléphoniques, quelques coups de feux ...) mais ralentira jusqu'en 1942.  Il est à noter qu'au départ la résistance est surtout un fait urbain. Les milieux ruraux commenceront à intervenir à partir de 1943. RESISTANCE EN 1941 Dans le livre l’histoire du groupe Guy Moquet de Raymond Tourrain il est écrit: Dans toute la région se développait depuis fin 1940une autre forme de lutte: chaque jour ou presque, des croix de Lorraine fleurissaient sur les murs, les poteaux télégraphiques, les routes. Il faut également citer les 3 ouvriers qui le 4 février hissèrent le drapeau tricolore au mât de l’Ortskommandantur place Saint Martin à Montbéliard. Le 21 octobre à la citadelle de Besançon, Henri Tirole fut fusillé à la citadelle de Besançon parce qu’il avait entreposé des armes dans une ferme à proximité de Saint -Hippolyte. Le 19 mars1941, un câble téléphonique allemand fut coupé dans la ville de Montbéliard. C’est également le début des arrestations de communistes dont celle de Roger Berne, de Pont de Roide,  qui fut fusillé le 15 décembre. En ce qui concerne le recensement des Juifs, Jean Riche dans son livre “La Franche Comté sous l’occupation allemande et sa libération” écrit La liste de recencement pour le département du Doubs  était établie le 18 novembre 1940; le 29 janvier 1942 elle n’était pas encore parvenue à l’administrtation allemande.
RESISTANCE EN 1942 Les mouvements les plus connus ont été: Combat, Front National, Défense de la France, Libération-Nord, Libération-Sud, Franc-tireur, l'Organisation Civile et militaire, (OCM),  Ceux de la Résistance  (CDLR), Témoignage Chrétien, Résistance.  Les organisations paramilitaires sont: l'Armée Secrète (AS), les Francs-Tireurs et Partisans (FTP), l'Organisation de Résistance de l'armée (ORA), les Forces françaises de l'Intérieur (FFI). Dès le 10 septembre 1942 le groupe Guy Moquet fit sauter l’écluse de Rancenay.  Il y a lieu de citer les opérations suivantes (liste non exhaustive)°: - Nuit du 29 au 30 juin sabotage de la voie de chemin de fer sous le tunnel de Rang. - 13 juillet attentat contre le transformateur de l’usine Lipmann à Besançon. - 12 septembre sabotage de l’usine éléctrique non loin de la source de La Loue. - 22 septembre sabotage de la voie de chemin de fer de Deluz. - 7 octobre embuscade entre entre Mamirolle et l’Hopital du Grosbois. - fin septembre sabotage de pylônes éléctriques à Vieux Charmont et le 6 octobre à Voujaucourt.    En automne de cette même année la compagnie FTP  VALMY (premier maquis de France ?) fut arretée dont la plupart des membres devaient mourir dans les camps de concentration. Idem pour le réseau Jean de Vienne de l’école d’horlogerie de Besançon.
 RESISTANCE EN 1943. A partir de l'été 1942 des travailleurs français sont envoyés en Allemagne: le STO (service du travail obligatoire). A partir de 1943 la Résistance intervient pour faire échouer le STO considéré comme la déportation des travailleurs français en Allemagne. Une bonne partie de la police et gendarmerie sabotèrent les recherches des fuyards. L'opinion comtoise commença à basculer. En pratique les résistants qui demeurent une minorité vont commencer à bénéficier d'une certaine neutralité de la population voie même d'une certaine aide:  nourriture hébergement notamment.  Pour l'ensemble de la Franche Comté (800 000 personnes) 20 000 furent résistants.  Ils eurent 3719 déportés dont 1753 ne sont pas rentrés  et 1339 furent fusillés. Le 10 juin 43 commença les arrestations des membres du groupe Guy Moquet (17 membres sur 32). Leur jugement eut lieu le 18 septembre .  Le 26/09 12 membres du groupe Guy Moquet furent fusillés ainsi que 4 membres du groupe Marius Vallet. 8 seront déportés dont 3 seulement rentreront des camps de la mort) . En mai 1943 fut créé le réseau “Buckmaster” dont l’animateur était le capitaine REE du SOE. RESISTANCE EN 1944   Le colonel Maurin distingue 3 périodes pour la résistance: - Septembre 43 à Juin 44. Il s'agit de la période dite "Action immédiate". Elle se caractérise par des attentats, des sabotages et des parachutages. Un petit nombre d'hommes y ont participé. - De juin 44 au 15 août 44. Les sabotages sont intensifs. Ils touchent les communications ferroviaires et les télécommunications. Avant le 6 juin il y eu une dizaine de sabotages ferroviaires effectués par la résistance. Du 6 juin au 15 août,  90 sabotages eurent lieu. La SNCF a déclaré à ce sujet que le trafic ferroviaire fut réduit de 80%.   il
Formes de résistance. Robert Dutriez "La seconde guerre mondiale en Franche Comté" a recensé 2085 opérations se répartissant ainsi: 1248 à caractère nettement offensif. 105 à dominante défensive. 182 malaisées à définir. 307 de logistique. 243 à caractère de guerre psychologique.
NOTRE REGION
- Aviateurs: Selon Jean-Pierre Marandin (Resistances 1940-1944) : Dans sa passionnante étude Aviateurs-piétons vers la Suisse, Roger Anthoine recense 131 <<évadeurs>> entrés dans l'état neutre par le secteur de Porrentruy-Jura, statistique fiable  bien en dessous de la réalité. Ce nombre représente 40% du total des aviateurs internés en Suisse.  Sur ces 131 aviateurs, l'immense majorité a franchi la frontière entre Delle et la chaîne du Lomont. D’autres le firent dans la forêt du Chateleu à proximité de Morteau avec le réseau Gilbert. - Personnalités Quelques personnalités qui sont passées en Suisse dans ce secteur:  Paul Langevin, Irène Joliot-Curie.
Parmi les personnes qui passèrent ainsi la frontière certaines transportaient parfois des documents secrets à l’attention des Alliés.
Ce n’est qu’à partir de 1942 que l’Etat Major Allié considéra la Résistance Française comme une force valable et se décida à répondre aux demandes d’armes et de munition que celle-ci ne cessait de lui adresser. En mars 1943 Jean MOULIN a organisé le bureau des opérations aériennes BOA chargé des parachutages d’armes et de matériel. Le plus important eut lieu à Lemuy le 8 septembre 1944 avec 100 avions.
- A partir du 15 août 44 c'est la période du maquis. Toutes les formations FFI sont mobilisées et de ce fait de gros maquis sont constitués. Ils réalisent des opérations de guérilla contre les troupes d'occupation.