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GUERRE DE 1870
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En 1815, il y avait en Allemagne, la confédération germanique qui regroupait 39 états. Celle-ci ne pouvait fonctionner que si l’Autriche et la Prusse s’entendaient bien. Or le 3 juillet 1866, l’armée prussienne écrase celle d’Autriche à la bataille de Sadowa. La Prusse annexe les territoires situés entre sa partie occidentale et sa partie orientale et dirige alors la Confédération de l’Allemagne du Nord. Seuls, 4 états du Sud, n’y adhèrent pas. Ce sera fait à la fin de la guerre, avec la proclamation de l’Empire Allemand le 18 janvier 1871 à Versailles, dans la Galerie des glaces.
Le 21 juin 1870, le prince franco-allemand Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen se déclare candidat au trône d’Espagne vacant depuis septembre 1868. La France se sentant menacée sur 2 de ses frontières par les Allemands exige du roi Guillaume de Prusse le retrait immédiat de la candidature de son prince à ce poste. Celui-ci confirme la renonciation du prince et déclare qu’il n’a plus rien d’autre à dire à la France. Le message relatant l’entretien qu’il a eu avec l’ambassadeur peut laisser à penser qu’il a mal reçu celui-ci, ce qui peut laisser croire qu’il a ainsi cherché à rabaisser la France. La France mobilise à partir du 14 et 15 juillet son armée et déclare la guerre à l’Allemagne le 19 juillet. Le chancelier Bismark est satisfait de la situation car celle-ci va dans le sens d’une meilleure union entre les différents états  allemands.
Les troupes en 1870 Au départ la France disposait de 265 000 soldats contre 500 000 soldats prussiens et les 300 000 autres à savoir les quatre états allemands du Sud. Après mobilisation, la France eut 900 000 soldats à opposer aux 1 200 000 soldats allemands. Au niveau de la Prusse, de la confédération des états de l'Allemagne du Nord, et des trois états de l'Allemagne du Sud, le service militaire était obligatoire pour tous. Il durait 25 ans à savoir de 17 à 42 ans soit : - 3 ans dans l'armée d'active - 4 ans dans la réserve de l'active - 5  ans dans l'armée de réserve (landwehr) - 13 ans dans l'armée territoriale (landsturm). C'est ainsi qu'en 1870 l'Allemagne disposait de 27 500 officiers, 1 115 000 hommes, 250 000 chevaux, plus de 2000 canons. .
Très rapidement, c’est à dire au bout de 2 mois de combat, l’armée régulière a disparu (tuées ou prisonnière) soit plus des 9/10 des hommes hors combat.
C’est l’armée des mobiles qui fut dès lors la seule à se battre malgré ses faibles moyens.
Entrainement des mobiles
Habillement de nos mobiles Les jeunes qui après le tirage au sort avaient eu les mauvais numéros,  étaient incorporés dans l'armée d'active. Ceux qui avaient les bons numéros allaient rejoindre la garde mobile. Chaque ville, d'une certaine importance avaient ses mobiles. Leur uniforme était fourni par leur ville à savoir que la ville offrait le drap, les chaussures et que le mobile devait passer chez le tailleur ou le cordonnier. Or il est arrivé très souvent que les livraisons ne soient pas de bonne qualité et que nos soldats se retrouvent par exemple avec des chaussures dont les semelles étaient en carton alors qu'ils devaient affronter la neige de notre région.   Dans d'autres cas ils ne savaient même pas où mettre leurs cartouches en papier. On cite les mobiles de l’Aveyron qui n’ayant pas eu d’havresac, vont au combat, avec leur fusil dans une main et un sac “baluchon” dans l’autre main.
Le capitaine Huot amène des prisonniers (Rue Battant à Besançon)
Au polygone à Besançon.
Le general Allemand Werder
Des paysns de Haute Saone dans le bois de Vaivre attendent les allemands.
FRANCS TIREURS
Et pourtant nos mobiles ont su affronter des soldats aguerris.
 Cette réforme consistait notamment à supprimer le côté inégalitaire du tirage au sort. Napoléon III voulait également renforcer l’instruction de nos soldats.  Il souhaitait faire passer la mobilidation de 7 à 9 ans dont 5 dans l’armée d’active et 4 dans la réserve.  Thiers et d'autres s’y opposèrent. La loi fut votée en 1868. Le tirage au sort fut maintenu. Une loi ramenant la durée du service militaire de sept à cinq ans est votée (5 ans dans l’active et 4 ans dans la réserve).  Le principe d'une garde mobile est adopté, mais pratiquement rien n'est prévu pour son organisation ou son instruction. Les “moblots” comme ils étaient appelés, étaient équipés par l’administration civile.  
Cette bataille de Sadowa est importante au niveau de la stratégie militaire en Europe.  En effet dans les combats le matériel change par rapport à l’époque napoléonienne. Les soldats prussiens utilisent les fusils “Dreyse” qui permettent de tirer 6 à 8 coups par minutes car ils étaient rechargés par la culasse. La baïonnette perd de ce fait de son importance. Les troupes se déplacent en chemin  de fer. Au niveau des communications le messager à cheval est remplacé par le télégraphe. Tout ceci crée une crainte, au niveau du Second Empire à Paris, de ce voisin puissant qu’est devenue la  Prusse. Un slogan apparait: “Revanche pour Sadowa”.  
Devant cette situation Napoléon III décide de réformer l’armée française afin de contrer les Prussiens. En effet à cette époque la Prusse pouvait réunir 730 000 hommes qui avaient reçu un enseignement militaire. En France il n’y avait que 655 000 hommes (385 000 actifs) dont une grande partie étaient à l’étranger. En avril 1867 la France ne pouvait réellement présenter que 200 000 hommes face au Rhin. 
ENTRAINEMENT DE NOS MOBILES
Lors de la création de cette garde mobile il avait été prévu 15 exercices annuels de 24 heures chacun. Ce programme fut plus ou moins suivi.  
IMPORTANCE DE CETTE GARDE MOBILE
NOMS DONNES AUX UNITES DEPARTEMENTALES
Elles portaient les noms de leur département,  par exemple Mobiles du Doubs Mobiles de la Haute Saône.
FRANCS TIREURS
Il y avait également y avait également les Francs Tireurs.  
ll s’agissait de compagnies de volontaires avec des uniformes insolités  et dont les noms étaient très divers. A la fin de la guerre il y avait 618 formations, composées de 70 000 hommes.
ORIGINE DE CETTE GUERRE
SITUATION AVANT CETTE GUERRE
Les pertes humaines Du côté allemand, la guerre fit 39 000 morts et 90 000 blessés. Du côté français il y eut 139 000 morts. (au combat ou de maladies) 143 000 blessés et 320 000 malades. Parmi les maladies qui atteignirent notre armée il y eut la variole car les Français ne connaissaient pas la nécessité du rappel du vaccin contrairement aux Allemands. Pourquoi un tel écart entre les Français et les Allemands? En fait l’élément dont il faut tenir compte ici pour l’exactitude de ces données est celui des disparus. En 1870 le haut commandement considérait ces disparus comme des tués ou blessés. En fait il semble que la vérité soit toute autre. Il s'agirait plutôt du problème des fuyards (phénomène qui n'était pas nouveau).
De plus  il ne faut pas oublier que les chiffres des pertes ne furent publiés qu’entre 1899 et 1911 par la Revue d'histoire.
Ci-contre exemple de message du Préfet du Doubs  concernant les fuyards.
Par exemple on ne parle pas du 55ème régiment d’infanterie provisoire mais des “mobiles du Jura”.
Mobiles de l’Aveyron
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