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GUERRE DE 1870
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Armement
Fusils Au niveau des fusils français il y avait  principalement le fusil Chassepot et quelques autres comme  le fusil à tabatière. Le Chassepot modèle 1866 avait une munition de 11 mm et une portée utile 150 m donc nettement supérieure à celle du fusil Dreyse  allemand. Ce dernier a une munition de 15 mm beaucoup moins puissante et précise. Les balles du fusil Chassepot sont dévastatrices. On estime que plus de 80 % des pertes infligées aux troupes adverses, l'ont été, par l'utilisation de ce fusil. La cartouche de la munition de 11 mm Chassepot et du type combustible c'est-à- dire que l'enveloppe de carton qui contient la charge de poudre brûle au moment du tir. Ceci présente un défaut, à savoir l'encrassement qui peut provoquer l’interruption du tir après une vingtaine de coups tirés. Peu avant la guerre, la France disposait d'un stock de 1 037 000 fusils de cette sorte (source Wikipedia). Toutefois après les différents combats et les redditions de Metz et de Sedan, le gouvernement de la Défense nationale qui avait 800 000 hommes en effectif au mois de février 1871 n’en avait seulement plus que         290 000 armés du Chassepot, 150 000 d'autres fusils à chargement par la culasse, à percussion ou à mousquets. Il fallut donc trouver de nouveaux fusils. Ce furent notamment le Remington Rolling Block calibre 44 égyptien, le fusil Spencer, le fusil Enfield, le fusil Springfield. Ce fut source de nouvelles difficultés d’approvisionnement puisqu’il y avait 22 modèles d’armes avec 6 calibres différents et 8 types de munition. Pour les fusils se chargeant par la culasse, plus de 111 millions de cartouches furent achetées. Au niveau allemand il y avait le fusil Dreyse, et le fusil bavarois. Artillerie Les derniers canons  français et prussiens sont rayés et ont à peu près la même qualité de métal. Le canon allemand se charge par la culasse, le français par la bouche. Les pièces françaises en bronze sont des calibres 4 et 12. Le canon de 4 n'a qu'une portée de 1850 m et celui de 12 tire jusqu'à 3000 m. Les fusées que nous tirons sont réglées pour deux distances seulement et n’explosent généralement pas au contact du sol ce qui rend, le bon ajustement de tir, difficile. Les allemands disposaient des 2 types à savoir des obus percutants et fusants. Il n'y avait seulement que 986 pièces de campagne française contre 2046 canons allemands. La cadence de tir du canon allemand est nettement supérieure à celle du français. Les canons allemands ont une portée de 6 km contre quatre pour les Français. Seules nos batteries de 12 trop peu nombreuses (30 batteries seulement) sont en mesure d'inquiéter l'ennemi. Autre difficulté l'artillerie française a une trop grande dispersion, contrairement aux Allemands qui eux avaient de grandes batteries. Il fut également utilisé du côté français les mitrailleuses Reyffye qui tiraient environ 75 coups à la minute. Il fut constitué des batteries de six pièces. Des résultats spectaculaires furent obtenus contre l'infanterie allemande. Une batterie de canons à balles avait une puissance de feu supérieure à celle d’un bataillon. Un exemple le 18 août lors des combats autour de Metz, au ravin de la cuve la brigade allemande Wedel perdit en moins d'une demi-heure de 2500 hommes décimés par les tirs conjugués des mitrailleuses des chassepots et des pièces d'artillerie. Toutefois ces mitrailleuses furent mal utilisées car il avait été préconisé de les utiliser comme les canons c'est-à-dire avec un tir à grande portée alors que ce  fut aux distances moyennes qu'elles se montrèrent les plus efficaces. Il avait même été déconseillé de porter ses pièces à l'avant. Ces pièces construites en grand secret furent payées par la cassette personnelle de Napoléon III, la chambre ayant refusé les crédits.  Du côté allemand comme français cette arme fut considérée comme obsolète jusqu'au conflit russo-japonais de 1905. À cette époque les Français adoptèrent la fameuse « Saint-Étienne ». Toutefois à la veille de la guerre de 1914, la France ne disposait que de 2000 mitrailleuses aux armées et 3000 pour la défense des places fortes.
Quelques remarques sur les deux armées. L'infanterie allemande est entraînée aux longues marches, sans surcharge excessive du soldat. Le Français lui porte un sac de 30 Kg. Les Français bivouaquent sous la tente, alors que les allemands cantonnent leurs troupes dans les villages où elles peuvent se reposer à l'abri des intempéries. Les officiers généraux et les officiers d'état-major allemands suivent les cours de l'école de guerre : Kriegs Akademie. Du côté français nous n'avons pas d'école de guerre. Nos officiers d'état-major sont choisis parmi les premiers de Saint-Cyr et de Polytechnique. Ils entrent aussitôt au corps d'état-major et de ce fait manquent de pratique et d'expérience de la troupe. Le général Pierre Bertin dans son livre «  Désillusions dans l'est » a écrit au niveau français « sur le plan des hommes le haut commandement et la plupart des cadres se caractérisent par leur mépris de l'étude et des travaux intellectuels : notamment dans le métier d'état-major. Aussi les unités françaises se mobiliseront-elles en désordre, partout avec d'inquiétants manques d'effectifs. Seuls le courage et le dévouement seront présents au rendez-vous. » Plus loin il ajoute : « Pour s'orienter ils ne disposent d'aucune carte. Partout où ils le pourront, ils réquisitionneront tous les documents qui leur paraissent susceptibles de compenser leur dénuement : cartes scolaires, plans cadastraux, vieux almanachs. Quant à l'ennemi, nul n'a la moindre indication sur lui car il n'y a pas de service de renseignements à l'échelon des grandes unités. C'est ainsi que la cavalerie a, jusqu'ici, marché en tant que colonnes, ne participant à aucune mission de découverte ; voire de simple éclairage. On se déplace en aveugle et l’on sera surpris jours après jours, à tous les coups, et ce au détriment des troupes françaises ». De plus la tactique utilisée pour les combats au début de 1870 était périmée. À l'époque on pensait qu'il suffisait aux bataillons, en ordre serré, de progresser sans grand risque jusqu'à portée de fusil de l'adversaire, et qu'il ne restait plus qu'à courir la courte distance qui les séparait de l'ennemi. Lors de la bataille de Gravelotte (18 août 1870) le royaume de Prusse eut 20 160 tués blessés ou disparus, contre 12 275 pour les Français. A partir de ce moment, le roi de Prusse interdit toute attaque, en terrain découvert, sans préparation d'artillerie. Il recommanda la progression par bonds successifs. La tendance fut de dégarnir le centre pour renforcer les aides et déborder l'adversaire.  D’une manière les Allemands ont étudié longuement notre Campagne d’Italie de 1859 pour déterminer nos lacunes et le point forts. Ils ont construit leur armée en fonction de la nôtre. Les chefs connaissent de longue date leurs missions, leurs moyens, leurs objectifs. Ils étudient le terrain de leurs futures opérations et préparent en conséquence le plan. Ce n'était pas le cas de l'armée française.
LES NOUVEAUTES DANS UN CONFLIT
TRAIN
Le train fut beaucoup utilisé lors de cette guerre. Un exemple important : la ligne qu’utilisèrent les allemands entre leur pays et Paris  pour acheminer leurs hommes, les munitions et les vivres. Heureusement le débit était insuffisant ce qui fit durer le siège de la capitale. Pour surveiller cette ligne les Allemands n’hésitèrent pas à prendre des otages parmi la population.  De notre côté, Bourbaki fit venir une bonne partie de ses troupes, dans l’est, par ce moyen de locomotion.
ARMEE
Destruction d’une voie ferrée par nos soldats
Surveillance de l’ennemi depuis un train
Nos unités de marche (armée traditionnelle) sont de 90 régiments d’infanterie, 41 bataillons autonomes, 48 régiments de cavalerie, 196 batteries d’artillerie et 32 compagnies du génie. 
SERVICE TELEGRAPHIQUE Ce service utilisé pour la première fois au cours d’une guerre, permettait de mettre en rapport le quartier général avec les troupes sur le terrain, jusque sous le feu de l’ennemi.   
La gendarmerie a également fournit 2 régiments de marche de 1600 hommes chacun. La marine n’eut pas à intervenir sur mer, aussi le fit elle sur terre.
Comme pour la bataille de Sadowa des moyens techniques furent développés  notamment :
Au niveau de l’armée allemande une marge de manœuvre plus large et une plus grande responsabilité furent accordés aux hommes sur le terrain. Les chefs de compagnie purent prendre eux mêmes des décisions selon leur appréciation sans crainte de sanction.
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